L’auteur de ce livre est une jeune femme qui raconte ses années de descente aux enfers. Elle commence vers 12 ans à s’alcooliser…puis enchaîne tabac, joints, plusieurs shoots par jour, fugues, conduites à risques, évitant de justesse la prostitution. Pendant 4 ans, personne ne semble se rendre compte de la gravité de la situation, ni sa famille, ni ses professeurs. Elle n’a personne à qui parler, n’a pas conscience qu’elle aurait besoin d’exprimer, d’avouer sa souffrance au lieu de céder à des passages à l’acte de plus en plus graves qui la conduisent dans des hôpitaux psychiatriques pour finir dans un état de santé si préoccupant que les médecins ne lui donnent que 6 mois à vivre (fibrose, cirrhose du foie, risque de cancer). Heureusement le soutien qu’elle trouvera auprès d’une pédopsychiatre et d’un jeune interne lui donnera la foi in extremis de ne pas baisser les bras et de s’en sortir grâce à une psychothérapie familiale. Elle est aujourd’hui complètement guérie et vit à Tahiti où elle est devenue naturopathe prêchant aux autres, une hygiène de vie et une alimentation équilibrée... Ce livre a été post-écrit par Sylvie Angel, pédopsychiatre qui a travaillé au sein de l’hôpital Marmottan dirigé par le Professeur Olievenstein, puis qui a créé depuis le centre Monceau, structure d’accueil et d’écoute pour les adolescents, et leurs familles. Sylvie Angel rencontre Hélène à plusieurs reprises durant son adolescence. Elle entend ses appels au secours et y répond en instaurant une relation thérapeutique faite de confiance, d’humilité, et d’empathie pour arriver à nouer un lien solide qui va permettre la sortie de cette spirale. Au contraire de l’approche de l’hôpital Marmottan où la famille est évincée des protocoles de soins, Sylvie Angel va favoriser des moments de rencontres avec la famille pour renouer le dialogue. Ce livre est un cri de révolte mais aussi d’espoir qui montre la difficulté des jeunes à trouver leur place dans le monde d’aujourd’hui. Il montre aussi le comportement inadapté des parents qui sont sourds aux appels au secours de leurs enfants ; qu’ils travaillent trop, crient trop, exigent trop ou qu’ils n’écoutent pas assez, et ne se préoccupent pas assez, il semble qu’il leur soit trop difficile d’accepter ce qui leur arrive… |